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Mercredi 16. Août - depuis 1994 / Wednesday August 16 - since 1994
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Jim Buckley, Cathy Wilkes, Edward Stewart / L'Imaginaire irlandais

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jim buckley, connexion bleu, 1996

Exposition collective du 4 au 19 mai 1996

Comment l’artiste peut-il intervenir dans la ville ? Quelle place reste-t-il dans un environnement saturé d’images et surchargé d’objets? Jim Buckley se donne pour objectif d’attirer l’attention sur des aspects ordinaires du monde et de les transformer momentanément.
Cet autre regard sur notre quotidien, il l'a provoqué par son intervention dans vingt-et-une cabines téléphoniques du centre ville. Au crépuscule, ces édifices intriguent le passant, grâce à une modification de leur éclairage qui les fait émerger du paysage urbain. A la place de l'austérité du néon, il a placé un filtre donnant une couleur mauve dans la cabine, une atmosphère plus propice à la communication. L’artiste prouve que la banalité peut se muer en mystère, avec un brin de magie.

Si Jim Buckley intervient à l’échelle de la ville, Cathy Wilkes, quant à elle, opère sur un plan plus intime. Elle a réalisé une série de pièces de petites dimensions, - certaines n’ont que cinq millimètres de large – dont l’échelle nous échappe. Le rythme de l’accrochage, la cadence de ces treize peintures-sculptures sont donnés par l’alternance ou le couplage des couleurs et des formes. Le choix déterminé des couleurs et la seule ligne horizontale de ces quelques monochromes tridimensionnels, ces grid paintings, sont incontestablement un clin d’oeil à l’histoire de la peinture abstraite, nous renvoyant à d’autres compositions.
Il ne s’agit que d’une entrée en matière puisque Cathy Wilkes nous incite à nous approcher au plus près de son univers. A cette étude de surface et de forme, s’ajoute celle de la texture. Ainsi se dévoilent d’autres surfaces. Chacun des tableaux révèle un véritable microcosme, un foisonnement d’"épingles" de couleur serrées les unes contre les autres, un ensemble compact et vibrant. Le geste de l’accrochage reflète la dynamique du processus de réalisation, de la propulsion énergique de cette peinture à l’huile jaillissant directement de la surface du mur. Le manque de support, ce défi à la peinture traditionnelle, nous oblige à voir ces excroissances fascinantes sous tous les angles ; à les contourner, à explorer leurs différentes faces. De près, la notion d’échelle se modifie et ces "tableaux" s’ouvrent sur un espace à trois dimensions.

Avec la mise en scène de performances filmées, Edward Stewart, quant à lui, s’interroge et nous interroge sur les limites du corps et explore un territoire de possibilités et d’expériences. Il ne résiste pas, comme d’autres avant lui, au défi d’affronter le vide, de s’y jeter... Une première vidéo montrant une série continue de sauts témoigne de la résurrection perpétuelle de l’artiste.
À Lille,
lorsqu’il est suspendu au pont qui relie les deux gares, à douze mètres de haut, il défie encore la loi de Newton, provoquant un suspense intolérable... Il connaît notre fascination, notre goût pour la peur. Il ne s'agit pas d'un photomontage à la Yves Klein, mais d'un film-vidéo, le témoignage de l’acte suicidaire dans une ambiance de fait-divers sur bruit de fond d’autoroute. Mais le saut n’aura pas lieu - puisque Edward Stewart joue, s’amuse avec l'immatérialité du vide.


Partenaire(s) :
France Telecom - Direction régionale de Lille, Imaginaire Irlandais-Dublin, AFAA, The British Council.

 

 

 

 

Collective exhibition from 4 to 19 May 1996

How can an artist intervene in the city? What room is left in an environment already saturated with images and objects? Jim Buckley likes to draw our attention to the ordinary aspects of the world and to transform them momentarily.
 For this project, he intervened in twenty-one telephone boxes in Lille city centre.  At dusk, these monuments intrigue passers-by because of the light which makes them stand out in the urban landscape. An atmosphere mauve created with the use of filters, is more inductive of communication. The artist proves that banality can become mysterious, magic almost.

Cathy Wilkes operates on a more intimate level with her paintings, some of which are no more than five millimetres wide. The question of scale escapes us.
These thirteen sculpture-paintings alternate in colours and shapes. The single horizontal line of three-dimensional monochromes, these grid paintings are undoubtedly a nod to the history of abstract painting, referring to other compositions.

With his filmed documentation of performances, Edward Stewart, questions the limit of the body and explores a territory of possibilities and experience.
He cannot resist, like others before him, the challenge of the void... A first video shows a series of jumps with the perpetual resurrection of the artist.
In Lille, when he hangs from the bridge that links the two train stations, 12 metres off the ground, he defies once again Newton, provoking intolerable suspense... He knows our fascination and taste for fear.
It is not a photomontage à la Klein, but a video, recording a suicidal act which never actually happens - since Edward Stewart is merely playing with the immateriality of the void.

9 rue du Cirque, 59000 Lille, France
+33 (0)3 20 21 10 51
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